Est-ce que vous devriez sortir de votre zone de confort ?

SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT

On entend souvent parler de cette fameuse zone de confort, et surtout du fait qu’il faudrait en sortir. Mais pourquoi, en fait, devrait-on sortir de sa zone de confort ?

 

Périodiquement, je me fixe de nouveaux objectifs qui ont pour but d’améliorer les points de ma vie qui ne me satisfont pas. Je vous en parlais dans un précédent billet sur les bonnes résolutions : ces objectifs me demandent systématiquement de sortir de ma zone de confort. Je me sens à l’aise avec l’idée de devoir sortir de mes propres sentiers battus pour avancer.

 

Et en même temps, j’aimerais vous parler d’une conversation que j’ai eue avec une amie à ce sujet il y a quelques semaines.

Mon amie exerce une activité à son compte depuis plusieurs années, et ne voit pas son chiffre d’affaires décoller franchement. Je lui recommandais de sortir plus dans les événements qui lui permettent de se faire connaître, de participer à des salons autour de son activité, etc.

Seulement, c’est une zone où elle ne veut pas aller, parce que cela ne correspond pas à sa personnalité. Elle est donc face à un choix : mettre en place des actions qui sortent de son cadre habituel pour développer son entreprise, ou accepter la situation. Elle a pris le second parti.

 

Savoir s’écouter

Son choix est une volonté que je respecte profondément. En adepte de la psychologie positive et de ses applications, je crois qu’il est bien plus épanouissant et pertinent de tirer parti de sa nature profonde que d’essayer à tout prix de gommer ce qui nous gêne.

C’est l’évidence même : pensez à toutes ces choses que vous adorez faire. Non seulement vous êtes doué dans ces domaines, mais en plus vous réalisez alors vos actions sans effort ou presque.

C’est mon cas : j’ai la chance d’exercer des activités qui recoupent mes passions. Il y a quelques mois, j’ai commencé à vendre des objets de décoration et des bougies parfumées en tant que mandataire d’une grande société internationale. Leurs produits sont passionnants, et je prends un plaisir incontestable à conseiller les différentes fragrances de bougies à mes clientes. Invariablement, les ventes durent donc plus longtemps que prévu, parce que je perds complètement la notion du temps quand je présente ces produits. Pour résumer : je m’éclate dans ce job !

Pourtant, une partie de cette activité m’est profondément inconfortable.

 

Et se faire un peu violence

Car dès lors que je dois décrocher mon téléphone pour contacter des clientes, organiser des ventes, proposer une promotion… je bloque.

Et ça, c’est ce qui fait que cette activité ne me rapporte pas autant de revenus qu’elle le pourrait.

C’est le principe de la zone de confort, un terme que beaucoup de gens emploient, et qui en même temps mérite un peu d’explications.

On entend beaucoup de gens parler de « sortir de sa zone de confort » comme s’il s’agissait de juste pousser la porte d’une boutique et d’entrer. Et vous allez me dire : dans mon cas, ce n’est pas bien compliqué de décrocher son téléphone pour appeler une cliente.

Mais voilà, d’un point de vue émotionnel, sortir de sa zone de confort est loin d’être une évidence, car nous nous sentons alors en danger, dans l’inconnu.

 

 

Un juste milieu

Il existe en fait une zone intermédiaire entre la zone de confort et la zone de danger : c’est la zone d’apprentissage.

C’est là que se situent les évolutions qui vous permettent de passer un cap important dans vos projets et dans votre vie, sans vous mettre un stress incroyable. Et ces évolutions sont à votre portée.

Pour réussir cela, j’opte pour la technique des petits pas. Lorsque je veux m’attaquer à une série d’appels téléphoniques, je commence par mes clientes les plus adorables, celles qui ont eu un vrai coup de cœur pour les produits, et avec lesquelles j’ai pu tisser une relation de qualité.

C’est inconfortable, mais je sais au fond de moi que je vais être plutôt bien accueillie, donc la tâche semble plus accessible.

Et devinez quoi ? Une fois que j’ai exécuté ces actions pendant assez longtemps, ma zone de confort s’élargit. J’ai appris à le faire, et c’est dorénavant de l’ordre du connu. Je ne me sens plus autant en insécurité.

C’est là que je peux passer à quelque chose d’un peu plus difficile, comme appeler les clientes auxquelles je redoute le plus de parler.

 

Ce que j’aurais aimé dire à ma copine

La conversation avec ma copine ne permettait pas à mon sens d’aller plus loin dans le raisonnement. Mais voici ce que j’aurais aimé lui transmettre.

  • Ces actions que vous reportez parce qu’elles vous intimident sont les plus cruciales de votre chemin.

Lorsque vous répétez des habitudes de pensée, de vie, de travail, vous vous installez dans le confort. Et c’est tout à fait intéressant, car vos habitudes créent une certaine performance. Néanmoins, vous obtenez toujours les mêmes effets dans votre quotidien.

Donc, lorsque vous cherchez à évoluer, à être capable d’accomplir de nouvelles choses, à développer un projet, sortir de votre zone de confort est déterminant. Ce sont ces actions que vous estimez trop difficiles, ces clients que vous pensez inaccessibles, qui vont vous permettre de passer à la vitesse supérieure.

  • Êtes-vous bien certain(e) que c’est réellement aussi difficile que vous vous l’êtes imaginé ?

Car oui, ces choses qui sont dans votre zone d’apprentissage, vous les avez imaginées seulement, puisque vous ne les avez jamais réalisées vous-mêmes. L’idée que vous vous en faites est-elle fidèle à la réalité ?

 

Alors est-ce que vous devriez sortir de votre zone de confort ?

Vous seul(e) avez la réponse à cette question.

Avez-vous envie que votre projet cartonne, ou est-ce que vous serez tout aussi satisfait s’il vivote ?

Voulez-vous faire disparaître le problème qui vous préoccupe, ou a-t-il sa place dans votre quotidien ?

Votre vie doit-elle être améliorée à vos yeux, ou vous satisfait-elle telle qu’elle est ?

 

Si le status quo vous convient pleinement, alors vous n’avez pas de raison valable de vous faire violence.

Si l’insatisfaction commence à pointer le bout de son nez, alors l’enjeu en vaut la chandelle.

L’épanouissement et la réussite sont faits pour vous, mais ils ne sont pas sur le pas de votre porte. Foncez les chercher un peu plus loin !

 

Je vous ai livré une de mes bêtes noires ! A vous maintenant : racontez-moi les frontières que vous aimeriez reculer en commentaires, ou en répondant à cet email.

 

Joyeux lundi !

 

Charlotte

Pourquoi j’ai pris de bonnes résolutions pour cette année

Ca y est, le moment est venu. Quel moment ? Celui où vous vous demandez si ça vaut bien la peine de prendre des bonnes résolutions cette année.

Un nombre grandissant de personnes boude les traditionnelles résolutions du Nouvel An, par conviction ou par effet de mode. Laissez-moi vous expliquer pourquoi je continue d’en prendre, pour ma vie professionnelle comme pour ma vie privée.

 

Le progrès booste mon bien-être

Auto-coaching, développement personnel, amélioration continue, atteindre la meilleure version de soi-même… Quel que soit le nom que vous voulez lui donner, cette démarche est entrée dans ma vie il y a déjà 10 ans. Et si je fais le bilan, je constate que je suis bien plus heureuse et épanouie qu’il y a 10 ans ! Je n’ai rien ajouté à ma vie, je me suis transformée. Pas du jour au lendemain, non. Pas à pas. Et pour cela, j’ai travaillé.

Soyons clair : on ne parle pas d’une quête de perfection, mais de connaissance de soi. Et cet apprentissage en continu est un pilier de mon sentiment de bien-être. En même temps, ce n’est jamais simple, car cela nécessite de sortir de sa « zone de confort » (je vous en dis plus ici).

 

Comment on fait pour sortir de sa zone de confort ?

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, faire quelque chose de nouveau demande un gros coup de pied aux fesses. Faire quelque chose de nouveau c’est intimidant, presque effrayant. Je n’aime pas spécialement me brutaliser. Donc pour cela, j’ai besoin d’un grand moment d’énergie, et le Nouvel An en est un.

Le Nouvel An est un commencement, et dans une phase de commencement, on a cette sensation que tout est possible. On peut faire table rase (et le bilan, surtout !) de la période écoulée, et partir sur de nouvelles bases. Vous avez remarqué qu’on commence rarement quelque chose de nouveau un jeudi ? On attend souvent le lundi pour entamer un nouveau mode d’alimentation, se mettre au sport, prendre une nouvelle habitude… Je m’efforce de gommer cette tendance dans ma vie, parce que le meilleur moment pour tout ça, c’est l’instant où l’on est décidé. C’est là que la motivation est à son maximum. Et en même temps, je constate que ce « nouveau départ » qu’est le 1er janvier m’aide à passer à l’action pour concrétiser mes rêves, mes objectifs, ma vision.

 

Un objectif sans plan s’appelle un vœu

Si vous aussi vous avez envie d’accomplir certaines choses, vous savez que c’est parfois difficile, que cela demande de la persévérance ou des efforts. L’année passée, je voulais remettre la lecture dans mes activités. J’ai toujours été une grande lectrice, depuis mon plus jeune âge. En devenant maman il y a quelques années, une partie de mon temps et de mon énergie a été déplacée de mes centres d’intérêt personnels vers l’attention portée à ma fille. Et petit à petit, j’ai eu envie de recommencer à lire.

Face à cette envie, j’avais deux options :

  • Le rêve. Me dire que ce serait vraiment chouette de retrouver du temps pour lire cette année… Et laisser l’année défiler avec cette idée que je ne mettrai pas en pratique. (c’est comme quand on dit à une amie rencontrée par hasard : « On essaie de se voir bientôt ! », ça a peu de chances de se produire si on ne fait pas quelque chose de concret pour que ça arrive.)
  • L’action. Commencer par analyser la situation, ce que je fais de mon temps au quotidien, et comment je pourrais le redistribuer pour cette envie importante pour moi.

J’ai choisi l’action, le concret, et cela m’a permis de mettre 17 livres lus au compteur (contre quelques bribes de magazines l’année précédente !).

 

OK, alors concrètement, comment on fait ?

Prendre des bonnes résolutions n’a rien de compliqué. Ce qui coince, c’est d’essayer de les tenir. On peut commencer par fixer ses objectifs de façon précise pour se donner de meilleures chances de les atteindre. Ensuite on dresse son plan d’action.

Dans mon histoire de livres, j’avais analysé que le seul moment où je pouvais être tranquille pour lire était le soir, une fois que ma fille était couchée. A ce moment de la journée, j’avais pris l’habitude de jouer à un jeu sur mon téléphone. Cela me vidait la tête de tout ce que j’y avais entreposé dans les dernières 12 heures. Pourtant, j’avais des livres partout autour de moi, dont certains jamais ouverts. Il n’y avait donc pas un manque d’opportunités ou de moyens. J’avais juste pris une mauvaise habitude.

Pour écarter la tentation de jouer à ce jeu, j’ai décidé de laisser mon téléphone éteint dans une autre pièce le soir. Ainsi, il devenait plus facile de sortir un livre plutôt que d’allumer l’écran.

 

C’est tout ?

Oui. Enfin, presque. J’ai matérialisé cet objectif dans mon journal, avec d’un côté la liste des livres que j’avais envie de lire, et de l’autre un tableau pour tenir le compte de mes avancées (je m’étais fixé un objectif de 1 livre par mois).

Les premiers temps, l’envie de jouer était toujours un peu là. Mais au bout de quelques semaines, ouvrir mon livre était devenu mon nouveau réflexe. Depuis, ce réflexe est resté. Nouvelle habitude.

      En résumé

Préparer ma nouvelle année est un déclencheur, même si je préfère le        terme d’« objectifs » plutôt que « bonnes résolutions ». Ecrire mes  projets leur donne corps ailleurs que dans mon esprit, et c’est déjà un pas vers leur réussite. C’est un engagement avec moi-même. En fin d’année, je ressens une satisfaction incroyable en réalisant que j’ai réussi mon pari, ou au moins que j’ai su m’en approcher.

Et pour vous, comment ça se passe ? Vous empilez les bonnes résolutions sans lendemain ? Vous avez une méthode ? Vous vous êtes résolu à laisser les choses venir ?

Racontez-moi en répondant à cet email !

Joyeux lundi 🙂

Charlotte

Comment mettre de la bonne humeur à votre lundi matin (3/3)

Cet article est le 3e et dernier de la série « Comment mettre de la bonne humeur à votre lundi matin ».

Vous avez passé un super dimanche, vous avez déniché une bonne astuce sur Coorganiz pour optimiser votre lundi matin… la plongée dans votre nouvelle semaine s’est faite en douceur. Peut-être même avez-vous mis en place un rituel du matin (j’en parlerai dans un prochain billet). Bref, vous vous êtes levé « de bonheur » et vous vous sentez prêt à l’attaque… Reste à survivre à l’arrivée au bureau, et à ne pas se laisser plomber par l’humeur des moroses. Pour cela : jouez la carte de la convivialité.

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Comment mettre de la bonne humeur à votre lundi matin (2/3)

Cet article est le 2e de la série « Comment renouer avec les lundis matins ».

 

Finie la langueur des matins du weekend, retour à la frénésie des matins de semaine. Ceux qui ont des enfants sont déjà en train de hocher la tête : les matins des mamans et des papas sont encore plus tendus, parce que plein de bien plus d’imprévus pas toujours faciles à dépasser. Voici quelques pistes pour vous transformer en super-héros du matin.

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Comment mettre de la bonne humeur à votre lundi matin (1/3)

« Comme un lundi »… Quand je demande à un collègue s’il va bien, cette réponse me donne envie de faire demi-tour et rentrer à la maison !! Difficile de conserver sa bonne humeur et sa motivation lorsque le manque d’enthousiasme des collègues vous assaille dès la traversée du parking… Cet article est le premier d’une série, dans laquelle je partage avec vous quelques astuces pour faire du lundi matin un meilleur allié. Continuer la lecture de « Comment mettre de la bonne humeur à votre lundi matin (1/3) »